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 La dictature libérale, Antoine B.

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Armando



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Dim 11 Mar - 0:15

François t'es chaud sunny , tu les fais toutes planer man Embarassed , troooop booonnn ouais ! drunken

https://www.dailymotion.com/visited/search/k%2Bbayrou/video/x14ebz_k-bayrou
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Dim 11 Mar - 1:40

Si vous voulez je cree une rubrique "celebrites" avec Paris Hilton et Bayrou.
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Isa



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Dim 11 Mar - 9:49

Y'a pas de smiley pour dire combien j'ai kiffé l'ode à François

De façon moins surprenante (n'est-ce pas Nico), je suis d'accord avec la vision globale d'Armand ( et ses goûts musicaux...).

En effet, si j'emploie le terme "surprenant" c'est que quelques une des propositions me semblent faisables et éventuellement intéressantes. Mais la réforme du chômage comme tu la conçois est une catastrophe. Elle revient à dire que les chômeurs sont responsables de leur état et qu'il faut leur botter le train.
Connais-tu des chômeurs en France? Moi, j'en côtoie deux et bien j'hallucine sur ce que proposent les employeurs! Impossible de signer un CDI en France, mais même un CDD de à 35h est du domaine du rêve ! Tu signes pour 15h maximum et t'es employé selon les besoins. Les journées à Décathlon, c'est 10h de caisse avec 3/4 d'heure pour bouffer au milieu. Sauf que sur le mois t'es payé tes 15h et ce n'est qu'à la résiliation de ton contrat qu'on te soldera tes heures sup'.
Je ne reviens pas sur les soi-disant charges, voir supra.

Ce qui me plaît dans ton "programme" c'est l'idée de coopération, que j'oppose à celle de concurrence. La coopération entre université et secteur privé est sans doute nécessaire : reste à savoir comment elle doit s'articuler pour que chacun y trouve son compte.
Je suis d'accord pour réduire le train de vie des grands fonctionnaires de l'Etat et pour mettre en place un contrôle efficace des dépenses publiques, grâce à une justice réellement indépendante du gouvernement.
Une réforme intéressante serait de faire des notaires, avocats et autres des fonctionnaires : ils sont là pour rendre un service public. Seul un fils de notaire peut devenir notaire aujourd'hui! C'est une profession dynastique qui n'a pas de sens, et qui se paye sur la bête.

Mais je rejette totalement une vision globale "dégraissage de mammouth", dénonçant je ne sais quel "assistanat", quels privilèges des fonctionnaires etc. Les moyens de l'Education nationale ne sont sans doute pas utilisé comme ils devraient l'être à commencer par les IUFM et leur mode de fonctionnement. Mais ce n'est pas en flanquant des gens à la porte que la France va aller mieux! Selon moi, le problème réside dans le poids des hiérarchies : rien n'est négociable dans l'éducation, il n'y a aucun dialogue social. Lorsque tu pointes une aberration à tes supérieurs hiérarchiques, ils n'entiennent pas compte car ils savent que leurs supérieurs n'en tiendront pas compte non plus. Toute l'organisation de la vie scolaire se fait en dehors de l'avis des profs. Et je crois vraiment mauvaise une réforme qui permettrait aux chefs d'établissments de recruter eux-mêmes les professeurs dans la mesure où tout ce qui les intéressent, c'est d'avoir un prof présent (peu importe ce qu'il fait pendant cette présence)

Enfin, voilà des sujets bien graves alors qu'on attend encore des nouvelles du chien de Paris Hilton.


Dernière édition par le Mar 13 Mar - 15:32, édité 1 fois
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Admin
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Lun 12 Mar - 19:29

C vrai que la vision du chomeur oblige de prendre un emploi semble dure a premiere vue, mais comment faire sinon? S'ils ne prennent pas cet emploi, ils restent au chomage et ce n'est pas une solution. Mieux vaut un petit boulot pendant quelques temps pour ensuite passer des diplomes professionalisants... Les etudes sont payees et le train de vie ne tombe pas completement, je sais c dur mais c ce que je fais en ce moment au Canada pour obtenir l'autorisation d'enseigner au secondaire en CB (diplome officiel). Bien sur j'ai des economies mais c a la portee de tout le monde. Diriger ces personnes vers des metiers dont vous avez besoin en France et les valoriser.

Ici le plombier et l'electricien sont sincerement vu comme des metiers respectables et bien payes! Bien sur le boulot de caissier reste une plaie pour tout le monde partout mais ya des moyens de s'en sortir avec des formations dont la metropole a besoin.

Les efforts doivent etre fournis par tout le monde, tous les metiers, les citoyens, le gouv, les immigres etc... C'est un vaste plan de remise en question de certains points importants, sans revolution et sans grande douleur, si tout le monde s'y met c plus facile. Ca parait tres vague comme cela mais le moral est bas en France et les solutions sont a portee de main souvent, le probleme etant de tendre la main!

Le pays est magnifique il faudrait seulement un peu plus d'ouverture, je dirais que c la chose dont le pays a le plus besoin en ce moment.

Bises a+
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Adrien



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Mar 13 Mar - 10:49

OK pour l'ouverture et la nécessité collective de faire un effort.

Moi ce qui m'inquiète (sentiment qui semble très répandu) c'est qu'un grand nombre de réformes qui nous sont proposées comme étant de bon sens, pour l'intérêt général, fleurent bon l'arnaque.

Je comprends les réactions de repli, d'angoisse qui peuvent toucher beaucoup de professions.

Pour parler de ma boutique, si on regarde la direction globale que prend le système sanitaire et social, l'organisation de ma profession depuis une dizaine d'années, c'est quand même une perpétuation et un accroissement des inégalités et au sein d'un corps médical toujours plus concentré sur ses intérêts propres.

Le clientélisme, le népotisme, la gérontocratie, la fuite des étudiants qui étudient moins qu'à moitié (sèchent tous les cours, bachotent dans leur coin, n'écoutent pas des profs décrédibilisés et déstabilisés par l'indifférence qu'ils rencontrent, chacun pour sa gueule en vue du concours : c'est ce que j'ai fait!) : c'est le triomphe des comportements individualistes et corporatistes tandis que le vilain malade, toujours plus culpabilisé doit s'avaler toujours plus de pilules, c'est pour son bien. Tout cela est certes caricatural, alors qu'un boulot formidable est abattu tous les jours par toutes les personnes investies dans ce secteur.

Le fait est que je n'ai aucune confiance dans la capacité de nos dirigeants ou des mandarins à proposer une vision d'avenir juste, ambitieuse, généreuse, ouverte,....Ici aussi le triomphe des comportements individualistes, du "management" fait son oeuvre. Moi j'ai honte des "dépassements d'honoraire" toujours plus exorbitants demandés par de plus en plus de "confrères". Mais je ne devrais pas le dire, car c'est anti-déontologique de participer à la dégradation de l'image de la profession, et l'Ordre veille à cela, c'est d'ailleurs une de ses rares activités malgré son énormissime budget (un médecin installé cotise pour au moins 250 euros par an : bienvenue au pays du syndicalisme obligatoire), tout comme les fonctionnaires sont soumis au droit de réserve.

Si on me propose une réforme radicale du système, pour diminuer les coûts certes mais surtout redonner une direction, une profondeur, une cohérence à ce que nous faisons, soit réfléchir à ce qu'est l'humanisme moderne, je signe de suite quelle qu'en soit la conséquence sur mes revenus. Mais ce qu'on va me proposer c'est plus de pognon pour moi, plus de pognon pour les assurances, plus de pognon pour les labos, plus de pognon pour les cliniques, pognon dégagé par la collectivité et de plus en plus tout un chacun. Une banale histoire de pognon. Tu veux être soigné, je veux racheter une berline, tiens prends ces médicaments.

Tout pour le profit, et l'individu par-dessus tout : moi ça ne m'intéresse pas. Est-ce que vous avez entendu cet éclair de génie, ce chant du rossignol d'un Chirac touché par la grâce, soit à peu près : "le libéralisme est aussi dangereux que le communisme, il commet les mêmes erreurs et conduira aux mêmes excès!". Dommage qu'il ne se repésente pas une troisième fois, non?

Mes amis, pourquoi s'intéresser à Paris Hilton, cette fade blondasse sans saveur? Est-elle particulièrement belle, novatrice? Non, son seul intérêt est d'être la parfaite incanation du néant intellectuel. Un mélange de nihilisme et d'exhibitionnisme intéressé : "tiens regardes mon cul, ça t'intéresse hein mon salaud, c'es 3 euros le podcast, et puis no future; ma croupe c'est le miroir de notre époque, comme ça l'arrondit, elle est un peu moins dure et rectiligne".

Moi je veux une rubrique Catherine Zeta-Jones. Voilà une femme qui a du chien.

Isa dis-nous ce que tu en penses. Ton regard féminin compte double.
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Armando



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Mar 13 Mar - 13:18

Elle a du chien ! référence à son caniche dans Intolérable cruauté ? c'est vrai qu'il est mythique ! mais je vais être accusé d'être superficiel, si je fais dévier la conversation de l'actrice vers le look de son caniche... alors silent
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Isa



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Mar 13 Mar - 15:50

Choix difficile! Entre l'héritière et la poule de luxe, mon coeur balance! C'est vrai que la dernière à plus de mérite, puisqu'elle a du donner de sa personne pour être multimillionnaire tandis que l'autre est née comme ça.
On fait avancer la cause des femmes avec des nanas comme ça...
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Isa



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Mar 13 Mar - 15:50

Choix difficile! Entre l'héritière et la poule de luxe, mon coeur balance! C'est vrai que la dernière à plus de mérite, puisqu'elle a du donner de sa personne pour être multimillionnaire tandis que l'autre est née comme ça.
On fait avancer la cause des femmes avec des nanas comme ça...
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Armando



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Mer 14 Mar - 13:00

Statistique du conseil économique et social : 1 suicide par jour en raison du stress au travail.
Or, faciliter les licenciements, contraindre les chômeurs à accepter des emplois qui ne correspondent ni à leur niveau de formation, ni à leurs aspirations ne peut qu'augmenter significativement ce stress !

D'autre part, il y a ce titre des Echos : les dividendes progressent deux fois plus vite que les profits, c'est-à-dire que les bénéfices vont au capital plutôt qu'au travail. A quoi s'ajoute l'information sur les bénéfices records de GDF: 100 milliards !, qui ne serviront donc pas augmenter les salaires et les primes...

Plutôt que de rendre plus précaire un travail qui pousse déjà un travailleur par jour au suicide, pourquoi ne pas taxer davantage les profits ? moins rémunérer le capital et augmenter les salaires ? Les hausses de salaires sont des hausses de pouvoir d'achat donc de la consommation, donc de la croissance, donc une diminution du chômage. Pourtant, je ne suis pas un partisan acharné de ce dernier modèle, car la hausse de la consommation est aussi une hausse de la pollution. Pourquoi ne pas taxer les profits, les revenus du capital, pour financer les réformes écologiques radicales qui sont devenues nécessaires ? Il faut taxer le capital sans le détruire, certes, mais on est loin, très loin du compte !

Enfin, pourquoi penser que moins de charges = plus d'emplois ?
La baisse des charges, loin d'être un tabou franco-français, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire au mépris des faits, est devenue une pratique courante, sous diverses formes, des gouvernements successifs, et s'il est certain qu'elle appauvrit l'Etat, elle n'a pas fait baisser le chômage! Certains diront que c'est parce que les charges n'ont pas assez baissé, donc, quand une mesure n'est pas efficace, il faut la développer et l'amplifier pour qu'elle le devienne ?
Comment penser que des entreprises qui licencient alors qu'elles font des profits vont cesser de licencier ou de créer des emplois parce qu'elles paieront moins de charges ? Une baisse des charges est une augmentation des bénéfices de l'entreprise, or on constate que les bénéfices ne suffisent pas à empêcher les licenciements !
Le but d'une entreprise est, bien légitimement, le profit, donc la hausse de la productivité, donc la réduction du nombre d'emplois nécessaires à la production. L'entreprise se donne également pour but de maintenir puis d'augmenter son capital, ce qui la contraint à le rémunérer le plus possible, dans la limite de ses capacités et conformément aux lois de la concurrence entre les producteurs, les marchands. Augmenter les bénéfices ne veut donc pas dire augmenter les emplois, à aucun point de vue. C'est à l'Etat qu'il revient de ne pas se laisser dicter son action par la logique de l'entreprise - à moins qu'il ne soit qu'un instrument au service d'un intérêt particulier, minoritaire...
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Jeu 15 Mar - 3:52

le probleme de la theorie de l'augmentation du pouvoir d'achat qui boost l'economie ne serait plus valable dans une economie mondialisee... Enfin, les theories se succedent. A venir: Je suis liberal, je vote Royal!
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MessageSujet: Je suis libéral, je vote Ségolène Royal   Jeu 15 Mar - 3:57

Je suis libéral, je vote Ségolène Royal


Il convient de rattacher le libéralisme politique à cinq grands principes: la théorie des incitations, le principe d’optimisation, la justice rawlsienne, la théorie des capabilités de Sen et l’individualisation des mœurs. Vues sous cette angle, les questions de société qui agitent la campagne, que faire avec l’impôt?, qui doit payer l’impôt?, le protectionnisme, la lutte contre la pauvreté, les services publics, les entreprises, les mœurs, la délinquance ou l’immigration révèlent que le programme de Ségolène Royal est beaucoup plus en phase avec l’idéologie libérale que ceux de François Bayrou ou de Nicolas Sarkozy.

Le libéralisme est une théorie philosophique particulièrement féconde qui a influencé l’ensemble des sciences sociales. En matière politique, le libéralisme s’est très souvent défini par opposition au conservatisme. Définir le libéralisme est un exercice bien périlleux, tant il semble être le nœud de conflits idéologiques et sociaux. Avant de commencer ce plaidoyer provocateur, je préciserai donc une définition du libéralisme comme position philosophique, qui a certainement plus de parenté avec la vision qu’en avaient nos ancêtres et qu’en ont toujours les Anglo-Saxons plutôt qu’avec la critique franco-française diffusée par les mouvements à la gauche de la gauche.

La vision du libéralisme développée ici repose largement sur ce qu’on nomme l’utilitarisme, à savoir une doctrine philosophique qui postule que l’être humain agit en toute circonstances, et donc exerce sa liberté, en vue d’accroître au maximum son bien-être. Dit autrement, l’homme est rationnel. Partant de ce principe, le libéralisme affirme que l’organisation sociale, politique et économique doit permettre et garantir l’exercice de ce droit naturel qui est l’exercice de la liberté. [1]

Cette vision des choses a conduit à lier le libéralisme politique à cinq grands principes : la théorie des incitations, le principe d’optimisation, la justice rawlsienne, la théorie des capabilités de Sen et l’individualisation des mœurs.

Si l’homme agit en vue de son propre intérêt [2], la société peut tirer parti de cette propriété en s’organisant de façon à susciter des efforts volontaires de la part de ces membres. Le libéralisme politique fait donc sienne la théorie des incitations. Si l’homme est rationnel, la société doit l’être aussi et s’affranchir de l’idéologie en faveur du principe d’optimisation. Imposer une idéologie (autre que le libéralisme), c’est renoncer à la liberté individuelle de penser et d’action. Une société libérale doit donc adopter comme principe l’optimisation, à savoir le choix des meilleures solutions, dans l’état actuel des connaissances, même si celles-ci sont a priori en contradiction avec les idéologies établies. Le libéralisme est une théorie du pragmatisme. C’est également par suite une théorie qui souhaite contenir tant que faire se peut la morale dans la sphère privée. La société doit garantir la liberté de mœurs et préserver ses membres de la coercition morale et culturelle. Mais un système social basé sur l’effort volontaire individuel doit permettre à chacun de prendre part à la compétition sociale, politique et économique. Le libéralisme n’est efficace que s’il donne à chacun les chances de s’y développer. C’est le sens de la théorie libérale d’Amartya Sen. La société doit garantir les capabilités de chacun [3]. Enfin, sur le plan éthique, cette vision des choses appelle la théorie de la justice de Rawls : la société doit considérer ses individus indépendamment de toute caractéristique personnelle.

Qu’advient-il alors si nous tentons d’appliquer ces cinq principes pour juger du caractère « libéral » ou non des propositions des candidats dans différents domaines ? J’ai ici retenu neuf domaines, en me basant sur les critères de positionnement politique du « politest » [4] : que faire avec l’impôt ?, qui doit payer l’impôt, protectionnisme, lutte contre la pauvreté, services publics, entreprises, mœurs, délinquance et immigration.

Que faire avec l’impôt ?


L’impôt sert à quatre choses : rembourser la dette, couvrir les frais de fonctionnement de l’Etat, faire fonctionner les services publics et investir. Si la théorie des incitations plaide largement en faveur d’une utilisation parcimonieuse des deniers publics, le principe d’optimisation impose à l’Etat d’investir dans les secteurs qui font la croissance et qui sont, d’après les nouvelles théories de la croissance, le capital humain et la recherche et développement. Investir dans ces secteurs est rentable, c’est-à-dire qu’un euro investi aujourd’hui rapportera plus d’un euro demain. Par conséquent, il n’est absolument pas absurde que l’Etat emprunte pour financer les investissements nécessaires à la croissance. Le programme de S. Royal est bien le plus en phase avec cette vision des choses. Bayrou, Royal et Sarkozy se sont engagés à diminuer l’endettement du pays. Mais Bayrou a prévu de le faire aux dépens des investissements nécessaires, ce qui est bien entendu absurde. Il prévoyait aussi de renforcer l’efficacité de la fonction publique mais s’est empressé par pur électoralisme de garantir les moyens actuels de l’Education nationale. Il s’agit pourtant du premier poste du budget et nul ne peut ignorer qu’il n’est pas exempt de gaspillages. La crédibilité « libérale » de sa réforme de l’Etat est donc bien entamée. Sarkozy, quant à lui, compte diviser le nombre de fonctionnaires par deux, ce qui est suffisamment flou pour n’inquiéter personne mais présage de coupes dans les comptes sociaux, dont on verra qu’elles ne relèvent pas non plus de la philosophie libérale. Ségolène Royal par contre a clairement annoncée la couleur libérale de son projet. Investissement massif dans l’éducation, la recherche et réforme courageuse de l’Etat. Mais en retour dans son discours de Choisy, elle a loué les fonctionnaires indispensables, en commettant un certain nombre d’oublis bien choisis, qui préfigurent de l’endroit où vont être réalisées les économies : principalement dans les administrations. Pour la méthode de réforme, elle est clairement libérale puisqu’il s’agit de décentraliser, c’est-à-dire de rapprocher les contribuables des agents de la collectivité, ce qui créé une concurrence fiscale entre les régions, propre à éviter les gaspillages et accentue le contrôle des usages sur les services publics. Incitations, optimisation, libéralisme.

Qui doit payer l’impôt ?


Un impôt libéral doit être incitatif, juste au sens de Rawls, et optimal. L’impôt sur le revenu est comme dans de nombreux pays mal construit. Il ne touche que les classes moyennes car les pauvres en sont exemptés et les riches ont une myriade d’astuces légales à leur disposition pour y échapper. La fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu que prévoit le PS est dans ce sens très libérale, car elle accroît sensiblement la base fiscale. Ce faisant, elle est plus juste d’une part mais elle est aussi plus efficace car elle élimine de nombreuses trappes à inactivité dans les milieux populaires et supprime des niches fiscales ubuesques. Le PS parle aussi de relever l’IR sur les tranches les plus hautes, au grand dam des prétendus libéraux qui considèrent que cela désinciterait au travail. Cette allégation est sans fondement. Il n’a jamais été prouvé que les cadres supérieurs ou les médecins par exemple limitent leur durée de travail en raison d’impôts sur le revenu trop élevé. Par contre il est manifeste que de nombreux ouvriers ou employés renoncent à travailler ou travaillent au noir pour échapper à l’impôt. Baisser les charges sociales qui handicapent surtout le travail peu qualifié en augmentant les impôts des premières tranches et donc une mesure incitative et optimale. C’est la logique libérale qui l’emporte. Prétendre le contraire c’est faire de l’idéologie et s’assumer conservateur. Calculer les charges en fonction de la création d’emploi comme le propose Ségolène Royal, c’est introduire un système hautement incitatif. Là encore, le libéralisme économique, le vrai est clairement supporté par le PS et combattu par la droite. Enfin, les difficultés de la croissance française proviennent du manque d’investissement et non du manque de consommation. Ce sont donc les détenteurs du capital et non les travailleurs qui ne font pas leur part du boulot en ne soutenant pas la croissance. Dès lors, il est logique de taxer les couches supérieures et de réinvestir cette manne dans l’économie française. C’est encore Ségolène Royal qui propose de taxer de façon incitative les profits des entreprises, selon qu’ils sont réinvestis ou non.
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Jeu 15 Mar - 3:58

Protectionnisme


Ce n’est un secret pour personne, les libéraux n’apprécient guère les monopoles et les subventions. Leur idéal, c’est la concurrence libre et non faussée. La position de S. Royal est là encore très avant-gardiste, en matière agricole. Elle assume la nécessaire reconversion de l’agriculture française, vers une agriculture « durable » (çà c’est pour les écolos) qui signifie en fait à forte valeur ajoutée, c’est-à-dire viable sans subvention. La PAC arrive effectivement à son terme, les négociations à l’OMC ont capoté en grande partie à cause du lobby agricole français. Bayrou et Sarkozy, eux, brossent les paysans dans le sens du poil, pour ménager un électorat fondamentalement conservateur. L’approche libérale, c’est pourtant de favoriser la libre concurrence, et donc l’émergence de nouveaux marchés (écologiques, énergétiques...) et de prendre en compte les coûts environnementaux. Rappelons que le principe pollueur payeur découle directement de la théorie économique néo-classique, ou communément appelée libérale.

Pauvreté.


Pour lutter contre la pauvreté, il faut favoriser les capabilités. Quelles sont les capabilités cruciales en France qui enferment dans la pauvreté ? L’accès au logement bien sûr, l’accès au travail naturellement, l’accès à une éducation de qualité enfin. Hors dans ce domaine, la droite ne propose pas grand-chose. Sur le logement, c’est évident. Sur l’éducation, c’est le statu quo pour Bayrou et la concurrence imposée et faussée (soit le contraire du libéralisme) pour Sarkozy. En introduisant le revenu de solidarité active qui remplacera à terme le RMI, S. Royal annonce la transition de l’assistanat vers une société libérale, qui incite les gens à faire des efforts, mais des efforts qu’ils sont en mesure de faire.

Entreprises


Dans le domaine de l’emploi, la droite propose un contrat de travail unique avec moins de droits pour les licenciés. Ouf ! Enfin une proposition libérale. C’est malheureusement la seule et sans la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle, cela ne risque pas d’inciter les Français à se lever tôt. Les propositions de S. Royal sont plus pragmatiques. En assurant 90% du salaire durant une période plus courte de chômage, la sécurité sociale professionnelle incite les travailleurs à chercher activement un emploi qui leur convient. S. Royal assume les mutations économiques, elle sait qu’il est inévitable de changer souvent d’emploi et elle propose des gages en contrepartie d’une protection nécessairement amoindrie de l’emploi. Bayrou et Sarkozy, eux, ne comptent que sur le bâton pour faire adopter cette réforme clé : la flexibilisation du marché du travail. On a vu le résultat désastreux avec le CPE, qui a fait perdre deux ans à la France et a ruiné les efforts des libéraux pour faire avancer dans l’opinion l’idée d’une baisse de la protection de l’emploi. Modulation de l’impôt sur les sociétés, part réservée des commandes publiques aux PME, le programme de S. Royal fait la part belle à la concurrence libre et non faussée et aux incitations à l’effort. Notons enfin que la suppression de l’impôt sur les successions est une hérésie totale en matière de libéralisme. Les héritages sont contraires à la théorie de la justice de Rawls, ils désincitent à l’effort et accentue la concentration du capital, ce qui empêche les agents ingénieux de lancer leur entreprise. C’est là la mesure exacte du conservatisme de N. Sarkozy.

Services publics


En matière de services publics, S. Royal a tenu bon sur sa vision libérale des choses (blairiste en fait) et n’a pas fait de concession à la gauche de la gauche. Les services publics doivent être efficaces mais permettre à tous les agents de participer à la compétition économique. Education plus juste, avec une réforme de la carte scolaire, qui incite les parents à se poser des questions d’orientation en leur donnant le choix (approche libérale par excellence). Service de la petite enfance, dans le sillage de ce qu’a fait Blair. Le grand nombre d’enfants pauvres au Royaume-Uni a forcé les économistes à se saisir de la question. Il est apparu que la plupart des inégalités se jouaient avant l’âge de trois ans. A la suite de quoi Blair a lancé un grand programme en faveur de la petite enfance dans les milieux populaires qui a eu un effet très important sur la pauvreté des enfants. Service de la petite enfance contre répression de la délinquance, pragmatisme contre idéologie, libéralisme contre conservatisme.

Mœurs


Pilule gratuite, union civile pour les homosexuels, garantie de la laïcité, euthanasie légale. Tous les voyants libéraux sont au vert pour S. Royal et au rouge pour la droite, qui louvoie pourtant car elle sent que son conservatisme naturel est en contradiction avec l’aspiration libérale des électeurs.

Délinquance


Une école qui donne plus de chances à chacun grâce au soutien scolaire pour tous diminue les incitations à partir « faire carrière » dans les trafics divers et variés. Le doublement du budget de la justice, microscopique eu égard aux besoins, est nécessaire pour garantir une justice rapide, qui rappelle à l’ordre dès le premier dérapage. Contrairement aux idées reçues, le système pénitentiaire est une véritable ruine pour les finances de la nation. Moins de gens en prison, c’est plus d’argent pour juger convenablement les gens, c’est-à-dire sur un même pied d’égalité. L’affaire d’Outreau nous a montré à quel point le voile d’ignorance n’est pas la conception de la justice en France. Accroître les alternatives à la prison, ce n’est pas qu’une mesure humaniste, c’est une question d’optimisation budgétaire avant tout.

Immigration


Du côté des incitations, S. Royal ne prône pas une régularisation massive mais défend l’idée du codéveloppement comme solution nécessaire au problème. Il est en effet bien connu que les migrants quittent leur pays, plus parce qu’ils n’y ont plus les moyens d’y vivre que parce que la France ressemble à un Eldorado.

Je suis presque certain de ne pas vous avoir convaincu quant à la nécessité de voter Ségolène Royal si vous n’y étiez pas auparavant résolu.


Je pense néanmoins que ni Bayrou, ni Sarkozy ne sont des libéraux et que la cause libérale n’avancera pas en France sous leur égide.


1. Il est important de noter que l’utilitarisme est une position philosophique et non un fait de l’expérience. Les recherches en sciences sociales ont bien mis en évidence certaines limites de la rationalité. Néanmoins une vision large de l’utilitarisme qui prend en compte tant la limitation de l’information que l’existence de l’incertitude permet le plus souvent de supposer que les individus agissent généralement par motif, que celui-ci soit formulé consciemment ou non.

2. Contrairement à ce qui est souvent dit, l’utilitarisme et par suite le libéralisme ne postulent pas l’égoïsme de l’homme. Un agent utilitariste peut tout à fait être altruiste et être intéressé par le bien-être des autres.


3. C’est-à-dire la possibilité d’exercer sa liberté d’action. Au rang des facteurs élémentaires qui influencent les capabilités il y a par exemple l’éducation, l’accès au crédit, l’accès à l’eau...


4. Le politest est un test interactif de douze questions qui permet de se positionner sur l’échiquier politique. www.politest.fr[/size]
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Armando



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Jeu 15 Mar - 8:39

Salut à tous,

eh bien, on a de la lecture ! Avec tant de propositions je suis bien sûr d'accord avec certaines - je passe sur le mixage des contraires Rawls / utilitarisme, qui ne ferait plaisir ni aux partisans du premier ni à ceux du second ! -, mais j'aimerais bien en isoler certaines

Admin a dit :
Elle assume la nécessaire reconversion de l’agriculture française, vers une agriculture « durable » (çà c’est pour les écolos) qui signifie en fait à forte valeur ajoutée, c’est-à-dire viable sans subvention

Et le versant écologique se limitera à une parenthèse - dont on a du mal à déterminer si elle est ironique ou non ! Le problème des subventions est central, pour les inégalités nord-sud, pour l'écologie, il faut baisser les subventions ou les répartir différemment, pour développer une agriculture respectueuse de l'environnement et pour permettre aux pays du sud de vivre dignement de leur production - très bien !
Cependant, pour le reste, il s'agit de promouvoir la concurrence, la baisse des charges, ou une organisation différente de celles-ci. Mais, étant donné la gravité et l'urgence des problèmes écologiques, aucun ensemble de mesures dès lors qu'il ne propose pas une solution crédible de ceux-ci ne peut être un "bon" ensemble de mesures. Faudra-t-il sacrifier les conditions de la vie sur terre aux dogmes libéraux ? Faudra-t-il espérer que la concurrence produise mécaniquement une activité humaine respectueuse de l'environnement ?
Il y a bien le principe pollueur-payeur, dont on est censé attendre qu'il soit dissuasif. Mais qu'est-ce qui empêchera des entreprises multinationales d'installer leurs activités les plus polluantes dans des pays qui n'auront pas la volonté ou les moyens d'imposer les normes écologiques nécessaires ? Sans un renforcement du pouvoir des Etats, sans un contrôle citoyen des activités industrielles, donc sans remettre en cause le libéralisme, on ne parviendra pas à mettre en place les changements radicaux qui sont rendus nécessaires, ne serait-ce que par le réchauffement... Et encore, il ne s'agit que de sauver la vie humaine, le libéralisme ne percevant dans la nature et la vie animale que les objets, la matière première de l'activité humaine...
J'ai bien peur que l'on ne puisse pas résoudre les problèmes écologiques sans un véritable changement de société, qui permette de diminuer l'activité industrielle de l'humanité, de limiter le transport des marchandises, de limiter les déplacements des individus, sans un changement de société qui prive les égoïsmes nationaux de leur pouvopir de nuisance (attitude des Etats-Unis refusant de ratifier le déjà insuffisant protocole de Kyoto...). Mais pour y parvenir, il faut faire de la politique, il ne faut plus la réduire à un accompagnement de l'économie.

Admin :
Dans le domaine de l’emploi, la droite propose un contrat de travail unique avec moins de droits pour les licenciés. Ouf ! Enfin une proposition libérale. C’est malheureusement la seule et sans la mise en place d’une sécurité sociale professionnelle, cela ne risque pas d’inciter les Français à se lever tôt

Rappel : il y a déjà une chose qui incite beaucoup de Français à se lever tôt : la misère ! La mise en accusation des individus sans emploi fait-elle partie des piliers du libéralisme ? ou plutôt, le mépris de ceux-ci ? - je ne t'en accuse pas Nico, mais les "libéraux" en général, et en plus tu fais de la provoc', je vais finir par croire que tu cherches moins le consensus que la polémique, ça doit être pour ça que t'aimes pas Bayrou.
C'est vrai que la statisitique que j'ai signalée, peu commentée dans les médias, bizaremment, un suicide par jour en raison du stress au travail, démontre la mauvaise volonté du travailleur Français ! Mais la concurrence fera le tri : tu tiens pas le coup, tu nous fais perdre du temps, t'es viré... et tant pis pour les plus faibles ! Et le bien-être de l'individu est censé être le but du libéralisme ? C'est là l'erreur idéologique, il a pour but la liberté individuelle, il peut certes s'accompagner du développement des moyens qui lui permettent de s'exercer, mais il ne saurait confier à l'Etat le rôle de produire lui-même ce bien-être... Ce qui signifie surtout que la liberté d'un indvidu passe avant le bien-être de la majorité, ce qui compromet par principe toute politique écologiste qui limiterait la liberté d'entreprise, ou la soumettrait à un contrôle collectif ! En fait, ce qui l'oppose à l'utilitarisme (celui de Bentham en tout cas), c'est sans doute l'individualisme, l'idéologie du mérite, des droits formels et de la spéficité, au sein du vivant, de la dignité humaine.

En fait le libéralisme s'oppose au conservatisme en Grande-bretagne et aux Etats-Unis, car il a défendu, historiquement, la liberté religieuse contre l'Etat, mais il devient le parti conservateur en France, pendant la révolution Française, où il défend les droits individuels contre leur limitation par le pouvoir issu de la Révolution. D'où le flou idéologique autour du libéralisme et l'incompréhension entre Français et anglo-saxons sur ce point.
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Ven 16 Mar - 18:13

ps: Je n'ai pas ecrit ce bel article " Je suis liberal, je vote Royal" J'ai repique ca sur un blog politique dont je ne me souviens plus l'adresse, desole pour l'auteur et pour la source!
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Ven 16 Mar - 18:26

Non Armand je ne fais pas de provoc! Je n'ai pas ecrit cet article, je l'ai trouve interessant dans le sens ou il casse l'opposition traditionnelle entre gauche etatiste et droite liberale puisqu'il elargit l'ideologie liberale trop souvent reduite aux exces du boursicotage en France. L'ideologie liberale nous permet de vivre dans une societe de droit et de liberte d'expression. La nouvelle ideologie en vogue est le liberal-socialisme qui nous permet de vivre libre dans l'egalite et la proprete (ecologique et...hygienique)! alien
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Armando



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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Dim 18 Mar - 18:49

Bonne nouvelle / mauvaise nouvelle ?

ROME/PARIS (Reuters) - L'ancien activiste de l'extrême gauche italienne Cesare Battisti, condamné à perpétuité pour homicides en Italie et qui avait fui la France en août 2004, a été arrêté dimanche au Brésil, a annoncé un porte-parole de la police italienne.

"Battisti a été arrêté au terme d'une opération impliquant les autorités brésiliennes et italiennes", a-t-il dit à Reuters.
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MessageSujet: Re: La dictature libérale, Antoine B.   Dim 18 Mar - 20:14

Les terroristes politiques d'extreme droite et d'extreme gauche doivent etre condamne des lors qu'ils tuent des gens. Si sa culpabilite pour homicide volontaire est prouvee je vois pas ce qu'il fait encore dans la nature...s'il est innocent c autre chose.
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