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 L'histoire du coquelicot rouge

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Pour le port du coquelicot rouge en memoire des anciens combattants?
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MessageSujet: L'histoire du coquelicot rouge   Jeu 30 Nov - 6:12

En souvenir des soldats morts au combat (premiere guerre mondiale) les Canadiens portent tous un coquelicot rouge sur leur veste. Je suis etonne de voir que le phenomene prend une grande ampleur puisqu'il touche beaucoup de gens de 7 a 77 ans comme on dit chez nous.

Les jeunes branchouilles portent le coquelicot avec elegance. Je suis surpris de voir que cette reconnaissance touche toutes les categories sociales et surtout tous les ages. Chez nous le trip "anciens combattants" et tres ringardise. Dommage par certains points car ces types ont paye cher pour nous. Aujourd'hui nous sommes nombreux a penser que la guerre et particulierement celle la fut franchement inutile. Mais dans quel monde viverions nous si Guillaume II le Prussien avait gagne?

ps: Y a t-il une autre couleur pour le coquelicot?

adrien a dit…
Pour ce qui est du coquelicot et de sa couleur, je n'en connais pas l'origine, mais je me demande si ça n'a pas un lien avec le Commonwealth, un genre d'insigne militaire identifiant ces contingents lointains ayant rejoint les rangs anglais, car je sais que les All Blacks actuellement en tournée en Europe et qui jouent samedi contre les petits français-ouah putain ça va être torride- l'arborent également sur leur blazer officiel.

Après, pour ce qui est du rôle symbolique des 2 conflits mondiaux qui ont structurés le siècle dernier, le plus riche en boucheries organisées et "progrès" techniques qui vont de pair, dans tous les domaines d'ailleurs, en particulier en médecine, mais aussi en extermination de masse (les deux étant en partie liés), si on cherche à expliquer la différence de perception qu'on en a des deux côtés de l'Atlantique, je me disais que ces conflits ont eu lieu sur le sol européen et surtout français pour 14-18. Après deux guerres atroces, la première malgré ses conséquences ayant préparé la deuxième, on a préféré oublier le discours ancien combattant et la thématique guerrière et surtout nationaliste pou se consacrer à la paix, le développement,... donc à l'Europe. Ca laisse des traces.

Pour les descendants des européens qui ont fondé le Canada, l'Australie,..., en dehors des conflits pour se débarasser des autochtones, de la puissance coloniale tutélaire,de ceux pour se délimiter un territoire ou des conflits internes pour la répartition des pouvoirs et le choix du système politique dominant, il n'y a pas eu de guerre violente à mener sur leur sol contre un "envahisseur" ou un "ennemi naturel" ou "historique". Les conflits mondiaux ont été l'occasion de se construire et de solder les comptes des liens entre ex-colonisés et ex-colonisateurs. Toute nation a besoin de sa petite gloriole historique pour se sentir un lien avec les aïeux, c'est aussi à ça que servent les guerres après coup. En France, on n'a pas les coquelicots, mais on célèbre régulièrement Vercingétorix couillu face aux romains décadents, Napoléon génial face à ces crétins d'Austro-Hongrois et de cosaques, les moulins de Valmy fatals aux vilains royalistes. Tous ces braves gens travaillent notre imaginaire. Chaque bain de sang, quelle que soit la raison réelle de sa survenue trouvera sa justification morale à posteriori, ce qui est nécessaire pour accepter qu'il a eu son importance dans l'édification d'une nation, d'un état. Et c'est bien de morale dont on discute, rapelle-toi ce que tu disais sur l'étonnante image qu'on construit de Massoud en France (il y a même une BD qui vient de sortir à sa gloire) : personne ou presque, et moi y compris, ne connaît grand-chose à la réalité afghane, mais le monde médiatique a construit un personnage sympathique dans notre échelle de valeurs.

Je suis en train de lire un bouquin quelquefois déroutant par son côté intellectualisant, bourré de citations, mais d'une écriture par moments brillante dont l'un des thèmes est le lien profond entre Vieux et Nouveau Monde, à travers la première guerre mondiale, ça s'appelle "Trois fermiers s'en vont au bal" de Richard Saunders.

Et si Guillaume 2 avait gagné? Il aurait été rapidement été foutu par terre par une révolution bolchevique, mais de courte durée car la Réaction aurait vite réagi avec l'aide des Américains restés sur place et la Guerre froide se serait installée vingt ans plus tôt. Enfin le merdier aurait été d'ampleur. Dans le genre "on refait l'histoire", deux chouettes récits de victoire des nazis : en poche, "Fatherland" de Robert Harris, en BD "D-Day, le jour du désastre", de David Brin et Scott Hampton, ou quand les Allemands appellent les dieux nordiques à la rescousse...

Fred a dit…
il me semble que le coquelicot a ete choisi comme symbole car les champs de Ypres en etaient pleins apres la bataille.

Les coquelicots artificiels etaient un mode de donner quelqu'emploi surtout aux blesses a la suite de la guerre - en fait les machines pour les fabriquer (et qui sont encore utilises a present) sont destinees a etre utilises avec une seule main...!

Les organisations chretiennes en angleterre essaient de populariser l'idee de porter un coquelicot blanc mais ca n'a pas vraiment marche.

En angleterre c'est devenu d'un tel popularite qu'un presentateur des infos a la bbc qui a refuse d'en porter un a ete aggresse par la presse. Il a ensuite parle de 'poppy fascism'.
Fred

Isa a dit…
Salut , je viens évidement mettre mon grain de sel dans cette discussion qui est close depuis longtemps , mais bon, la Grande Guerre, ça me parle...Je confirme les dires de Fred à propos du coquelicots qui fleurissaient , nous sommes bien placés pour le savoir, autour des champs de bataille de la Somme.
Pour la petite histoire chrétienne à deux francs , mais hautement symbolique, on dit que le coquelicot qui était blanc est devenu définitivement rouge après avoir poussé sous la croix et reçu les gouttes de sang du Christ. Beurk, me direz-vous, mais en attendant la dimension sacrificielle de la plante est bien présente.
Nous n'avons pas de coquelicots mais nous avons Amélie Poulain! Je rigole, mais les succès des films antimilitaristes sur la Grande guerre cachent à peine leur fascination pour les braves qui ont laissés leur peau sur le champs de bataille : en pagaille, "un long dimanche de fiancailles", "Joyeux Noel", "Capitaine Conan", "La vie et rien d'autre", et autres lettres de poilus...non, vraiment, le trip ancien combattant n'a rien de ringard quand on voit l'attention délirante qui est porté au comptage des derniers "poilus" encore vivants et l'indignation lorsque l'on découvre que l'un d'entre eux n'a pas eu sa médaille. Pour finir , je citerai G. Brassens "Celle que j'préfère, c'est celle de 14-18" mais force est de constater que le militarisme a encore de beau jour devant lui grâce à "Indigènes", qui n'y va pas avec le dos du képi.
Sur ce , vive la France.

Merci Isa pour ton temoignage, Nico.
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